Golf

Un projet Musique - Crée par - Paris, Île-de-France Contacter le créateur du projet

Des nouvelles?


Et sinon il se passe quoi de nouveau ??


Comment récupérer la contribution ??? Depuis 2010 et rien à date !! Merci de transmettre la marche à suivre.


Top golf !


Bravo!


juste pour remplir ah ah ah


VOUS LISEZ LES ARTICLES
DE WIKIPÉDIA ?
PARTICIPEZ À LEUR ÉCRITURE !

Inscrivez-vous au WikiMOOC, un cours en ligne gratuit
et ouvert à tous (début le 6 mars).

Le site fun-mooc.fr est soumis à ses propres politique de confidentialité et conditions d'utilisation.
Histoire de Rome
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2011).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

L'histoire de la ville de Rome est ancienne et complexe. Le présent article traite principalement des origines de la ville, du développement de la République romaine, de la naissance et du déclin de l'Empire romain.

Stratégiquement bien placée, Rome n'est pas née de rien. L'apparition de la ville de Rome est le résultat de la lente agrégation de peuples cousins, voisins, tantôt ennemis, tantôt alliés commerciaux. Globalement, la civilisation étrusque occupait le territoire à une époque dont on date les plus anciennes traces italiques. Le déclin des étrusques ira de pair avec l'affirmation de la culture latine, elle-même étant la synthèse de toutes les influences que le Latium aura vues se croiser...

Sommaire

1 Implantation latino-falisque
2 Fondation de la ville
3 Organisation sociale
4 République romaine
4.1 Alliances et émergence de Rome
4.2 Arrivée massive d'esclaves et bouleversement économique et social
4.3 Rome et l'hellénisation
5 Rome sous l'empire
6 Histoire médiévale
6.1 Rome sous le contrôle des Barbares et des Byzantins
6.2 La Rome des papes et de la Renaissance
7 Histoire contemporaine
7.1 Rome durant l'unification de l'Italie
7.2 La ville contemporaine
8 Notes et références
9 Voir aussi
9.1 Bibliographie
9.2 Articles connexes
9.3 Lien externe

Implantation latino-falisque
Article détaillé : Italie préromaine.

Les premières implantations dans la zone du Latium par des populations italiques indo-européennes, les Latins, remontent à l'âge du fer (2400 av. J.-C. - 800 av. J.-C.), une migration peut-être déclenchée par l’arrivée dans leurs régions d'origine de populations illyriennes[réf. nécessaire].

À l’origine, les Latins occupaient seulement une zone très limitée, dite latius vetus, tandis que dans les environs vivaient de nombreux groupes ethniques, dont le plus influent était celui des Étrusques. Quand commença la phase « historique » des peuples installés dans la péninsule, alors que les Falisques occupaient la vallée du Tibre entre les monts Cimini et les Sabatini, les Latins occupaient seulement une petite zone, qui allait de la rive droite de la partie finale du cours du Tibre, des monts Albains jusqu’à la côte de la mer Tyrrhénienne.

Leur territoire était limitrophe de celui des Étrusques dont la zone d'influence commençait immédiatement sur la rive septentrionale du Tibre. Les Volsques, d’origine osque, occupaient la partie méridionale du Latium et les monts Lépins ; les Aurunces la côte tyrrhénienne à cheval sur l’actuelle limite entre le Latium et la Campanie ; au nord, sur les monts Apennins, se trouvaient les Sabins ; à l’est les Aequiens. Dans la vallée du Trero, les Herniciens contrôlaient la route commerciale vers la Campanie, et entre Ardea et Anzio étaient installés les Rutules.

Les premiers campements latins s'installèrent sur le mont Palatin vers le Xe siècle av. J.-C. mais s'étendirent rapidement dans les zones voisines, sur l'Esquilin et sur le Quirinal. Le choix initial n’était certainement pas le plus salubre ; la zone était couverte de marais et d’étangs, même s’il était cultivable grâce à la grande disponibilité en eau. Il fut probablement choisi pour sa position à proximité de l’île tibérine et par la possibilité de franchissement à gué du Tibre à cet endroit, une situation qui, par la suite, se révéla précieuse en raison de sa bonne situation sur les routes commerciales de l’époque. L'île, qui constituait le dernier gué avant l'embouchure du fleuve, était devenue le point d’intersection de deux axes commerciaux importants : l’un, fluvial, reliant la côte à l’intérieur de la Sabine, était utilisé pour le commerce du sel qui représentait dans l’Antiquité un aliment fondamental pour la vie humaine. L’autre, routier, reliant l’Étrurie aux comptoirs et aux villes grecques de Campanie, servait aux échanges commerciaux entre ces deux populations. Contrôler l'île signifiait maîtriser les échanges qui y transitaient et c’est très probablement de là que vient l'importance de Rome à ses débuts.
Fondation de la ville
Article détaillé : Fondation de Rome.
Senatus Populusque Romanus

La fondation de Rome est légendaire ; elle est attribuée à Romulus, descendant d'Enée, qui aurait été élevé par une louve, avec son frère Rémus. La tradition populaire généralement admise - et reprise aussi par Varron (qui dans le De lingua latina jeta les bases de l'étude linguistique du peuple latin) - veut qu'elle ait été fondée par Romulus le 21 avril 753 av. J.-C. ; après avoir tué son frère. Dans ses Annales, Ennius situe la fondation en 875, tandis que Fabius Quintus se rapproche de la position de Varron la situant en 748. Déterminer la date exacte de la naissance de Rome n'a jamais été une tâche facile pour les historiographes, Lucius Cincius Alimentus (auteur d'écrits en forme d'annales) et l’historien grec Timée de Tauroménion (qui vécut environ trois siècles av. J.-C.) plaçaient respectivement en 729 et en 814 la fondation de la future « ville éternelle » (pour Timée, donc, elle est presque contemporaine de celle de Carthage).

D'un point de vue scientifique, on admet que Rome est née de l'association des tribus de la région (et de la réunion des villages qui occupaient le sommet des collines) vers le VIIIe siècle av. J.-C. ; il faut y voir une décision stratégique et politique plutôt que la construction d'une cité ex nihilo. Ainsi commença la période de la « Rome carrée », ainsi nommée d'après la forme carrée du mont Palatin, même si on ne peut pas encore parler d'une véritable ville. Le développement de cette implantation commence sous la domination étrusque. Les fouilles menées autour du Forum Boarium (Marché aux bœufs) et du Forum Romanum (Forum de Rome) démontrent une occupation d'abord relativement fruste, puis une influence reliée à la culture étrusque, notamment de nombreux fragments de céramique architectonique, contemporaine d'une évolution dans les modes funéraires. Au cours du VIIIe siècle av. J.-C., l'urbanisation gagne les grands centres italiens, formant un chapelet de cités commerciales, unies par les échanges mais non fédérées. L'enjeu stratégique de la future Rome explique en grande partie la domination progressive de la culture étrusque dans cet embryon de ville. Rapidement, la société se diversifie, la population croît, et la monarchie s'impose.
Le Colisée, symbole de la Rome antique

Romulus sera le premier roi de Rome et six autres monarques lui succéderont, eux aussi probablement d’origine étrusque. À chaque souverain, on attribue généralement une contribution particulière dans la naissance et la création des institutions romaines et dans le développement socio-politique de la cité : Romulus est considéré comme le fondateur de la ville, à laquelle il donna ses principales institutions civiles et le Sénat, Numa Pompilius créa les principales institutions religieuses (parmi lesquelles le temple de Janus, le culte des vestales, la charge de Grand Pontife - pontifex maximus - la subdivision de l’année en douze mois avec, précisément réglementées, toutes les fêtes et célébrations religieuses), Tullus Hostilius, en battant les Sabins et en conquérant Alba Longa, amorça l'expansion territoriale dans le Latium, à Ancus Marcius on doit la fondation du port de Rome par excellence, Ostie, Tarquin l'Ancien érigea le temple de Jupiter et construisit le cloaca maxima, Servius Tullius divisa la population citadine en cinq classes de cens et construisit la première enceinte fortifiée (les murailles serviennes dont on peut observer quelques vestiges à l'intérieur du Forum Termini); le dernier roi fut Tarquin le Superbe qui, à cause de son comportement arrogant et de son mépris envers les citoyens et les institutions romaines, sera chassé par le peuple en 509 av. J.-C..

La déposition du dernier roi de Rome coïncida avec une période de fort déclin des Étrusques : ceux-ci en effet, dans leur expansion vers le sud, arrivèrent au contact des Grecs. À la suite d'un premier conflit avec les colons commença la décadence. Rome réussit ainsi à se libérer du joug étrusque, après avoir chassé Tarquin le Superbe. Les Étrusques laissèrent une influence durable sur Rome. Les Romains apprirent d'eux à construire des temples, et leur doivent l'introduction du culte d’une triade de dieux (Junon, Minerve et Jupiter) : Uni, Menrva et Tinia. Ils transformèrent Rome d'une communauté de bergers en une ville. Ils servirent encore d'intermédiaires dans la transmission d'éléments empruntés à la culture grecque, notamment une version occidentale de l’alphabet grec.
Article connexe : Monarchie romaine.
Organisation sociale
Article détaillé : société romaine.

Le pivot de l’organisation sociale était constitué par la famille, qui n'était pas fondée seulement sur les liens du sang, mais aussi sur un rapport juridique de patria potestas. Le chef en était le pater familias, auquel faisaient allégeance les fils, l’épouse, les filles, les petits enfants, leurs épouses, les esclaves, les liberti et les clients.

Les diverses familles, selon les liens du sang, constituaient les gentes.

Le droit romain attribuait seulement à ces gentes la personnalité juridique. Très vite, Rome se peupla d’autres personnes, qui n'étaient ni esclaves, ni membres des gentes : ce n'étaient pas des patriciens et ils furent donc appelés plébéiens. Les plébéiens étaient des hommes libres, mais ils ne pouvaient pas fonder à leur tour une gens.

L'autorité du pater familias sur sa famille était illimitée, tant en droit civil qu'en droit pénal. L'autorité du roi était circonscrite aux devoirs militaires, à la politique étrangère et à arbitrer les conflits entre gentes.

Le peuple de Rome était à l'origine divisé en trois tribus (Ramnenses, Titientes, Luceres), principalement dans l'objectif du recrutement militaire, organisé en centuries.

Les rois tentèrent d’affaiblir le pouvoir du patriciat, dans le but de reconnaître des gens d’origine étrangère, les genti minori.
République romaine
Alliances et émergence de Rome

Après l'an 509 av. J.-C., Rome s'allia avec d'autres villes latines pour leur défense commune contre les incursions des Sabins, tandis qu'entretemps, avant 400 av. J.-C., la puissance étrusque était confinée à l'intérieur de l'Étrurie. Rome commençait à émerger comme la ville dominante du Latium, mais en 387 av. J.-C. (ou en 390 ?) elle fut mise à sac par des envahisseurs gaulois conduits par Brennos qui avait déjà envahi l'Étrurie. Par la suite et durant toute l'époque républicaine, l'état Romain reprit l'offensive et mena une longue série de guerres : il conquit l'Étrurie, prit des territoires aux Gaulois dans le nord et repoussa les autres Latins et les populations samnites au sud. En 290 av. J.-C. plus de la moitié de la péninsule était dominée par Rome. Au IIIe siècle av. J.-C. même les cités grecques furent soumises.

Les guerres contre les diverses cités italiennes, celles contre les Gaulois, les guerres puniques et celle contre Philippe de Macédoine, permirent de consolider la domination sur l'Italie et d'entamer l'expansion en Espagne et en Macédoine. La date marquante de cette expansion en Méditerranée est l'an 146 av. J.-C., année au cours de laquelle, après un siège de trois ans et tant de guerres menées pendant un siècle contre Rome, Carthage tomba définitivement et fut complètement rasée au sol et aspergée de sel par les armées romaines de Scipion Émilien ; Corinthe, ville symbole de la résistance grecque à la politique d’expansion romaine, fut également conquise et détruite ; par ces deux grandes victoires, Rome abandonna son rôle de puissance régionale en Méditerranée occidentale pour assumer celui de superpuissance incontestée dans l'ensemble du bassin méditerranéen, qui depuis lors prit le nom de mare nostrum. Les classes dirigeantes s’ouvrirent à l'influence de la culture grecque et des œuvres d'art et d'artisanat artistique furent importées en grand nombre de Grèce et des provinces orientales de culture hellénique. Les grandes puissances grecques en orient (Empire Séleucide, Royaume de Macédoine, Royaume d'Égypte Ptolemaïque)sont annexées et l'Armée Macédonienne qui domine depuis deux siècles les champs de batailles européens est enfin surpassée par les légions romaines, moins meurtrières mais bien plus mobiles et flexibles.

Les problèmes induits par une expansion aussi importante que soudaine que dut affronter la République furent énormes et de plusieurs sortes : les institutions romaines étaient jusqu'alors conçues pour administrer un petit État ; désormais les provinces (comparables aux colonies des États modernes, à ne pas confondre avec les colonies romaines proprement dites, lesquelles étaient des implantations de citoyens romains à plein titre, cives optimo iure, hors du territoire de la République mais relevant de l'administration directe de l'État romain) s'étendaient de l'Ibérie, à l'Afrique, à la Grèce et à l'Asie.
Arrivée massive d'esclaves et bouleversement économique et social

Les guerres continuelles, à l'intérieur et à l'extérieur, mirent en outre sur le « marché » un très grand nombre d’esclaves, lesquels furent usuellement employés dans les exploitations agricoles des patriciens romains, avec des répercussions importantes sur le tissu social. En effet, les petits propriétaires terriens furent rapidement en crise à cause de la concurrence accrue des latifundia esclavagistes (qui produisaient pratiquement à coût zéro), ce qui entraîna la concentration des terres cultivables en peu de mains et l'afflux d'une grande quantité de marchandises à bas prix, et engendra la naissance d'un sous-prolétariat urbain : les familles obligées de quitter les campagnes se réfugiaient dans l'Urbs, où elles ne trouvaient ni travail, ni logement, ni de quoi se nourrir, ce qui provoqua de dangereuses tensions sociales habilement exploitées par les politiciens les plus madrés. La structure originelle de la famille, des relations sociales et de la culture romaine en fut profondément bouleversée.
Rome et l'hellénisation

Le contact avec une civilisation grecque plus évoluée et l'arrivée dans la ville de très nombreux esclaves helléniques (souvent plus cultivés et instruits que leurs maîtres) suscita chez le peuple romain, en particulier dans la classe dirigeante, des sentiments et des passions ambivalents : d'une part on voulait (et ce sera réussi en grande partie à la fin) rajeunir, rénover, « déprovincialiser » les coutumes rurales romaines -mos maiorum- en introduisant des usages et des connaissances en provenance de l'Orient ; ce qui permit d'accroître de façon significative le niveau culturel des Romains, au moins chez les patriciens - introduction de la philosophie, de la rhétorique, de la littérature et de la science grecques - mais cela engendra aussi une « décadence » des valeurs morales traditionnelles, dont témoigne la diffusion de coutumes et d'habitudes nouvelles. Tout cela provoqua une vive résistance de la part des milieux les plus conservateurs de la communauté romaine. Ceux-ci se liguèrent contre les cultures étrangères entachées de corruption des coutumes, d'indécence, d'immoralité, de sacrilège envers les rites religieux romains.

Ces deux camps opposés furent représentés par deux groupes aux visions radicalement contraires : le cercle culturel des Scipions, qui donna à Rome quelques-uns de ses chefs militaires les plus doués (Scipion l'Africain en premier), et le cercle de Caton l'Ancien, lequel lutta de façon acharnée contre l'hellénisation de l'art de vivre romain avec une ténacité et une vigueur légendaires (ou décriée selon les points de vue), pour la restauration du mos maiorum le plus ancien, authentique et originel, cet ensemble de coutumes et d'usages typiques de la Rome archaïque qui, selon Caton, avaient permis au peuple romain de rester uni face à l'adversité, de vaincre toutes sortes d’ennemis, de soumettre le monde à sa volonté. Ce conflit entre nouveaux et anciens ne s'apaisa pas jusqu'à la fin de la République ; au contraire, cette opposition entre « conservatisme » et « progressisme » perdura dans l’histoire romaine, même à l'époque impériale.

La petite propriété terrienne mise en état de crise par les exploitations agricoles patriciennes (qui exploitaient le travail des esclaves), et les nouvelles influences culturelles provoquèrent de fortes tensions sociales à l'intérieur de la société romaine.

Au Ier siècle av. J.-C., la République commença à se fissurer, les personnages les plus influents, affirmant fortement leur pouvoir personnel et se faisant les interprètes des besoins des masses défavorisées ou de la nécessité de maintenir le pouvoir aux mains des gens les plus importantes et les plus riches, conduisirent à la guerre civile. La République dut également affronter une révolte des esclaves menée par Spartacus.

D'autres conquêtes suivirent, la Gaule par Jules César, et les Romains allèrent jusqu'en Syrie et en Arménie.

Histoire de la République romaine
Institutions de la République romaine

Rome sous l'empire
Article détaillé : Empire romain.
Histoire médiévale
Rome sous le contrôle des Barbares et des Byzantins
# Rome au Moyen Âge

La chute de l'Empire romain d'Occident ne changea pas beaucoup les choses pour Rome. Odoacre et donc les Ostrogoths continuèrent, comme les autres empereurs, à gouverner l'Italie de Ravenne. Entretemps, le Sénat, bien que privé depuis longtemps de ses pouvoirs, continuait seul à administrer Rome, et le Pape était généralement issu d'une famille sénatoriale. Cette situation perdura jusqu'à ce que l'Empire romain d'Orient, sous le règne de Justinien Ier, prit la ville en 536.

Cependant la confrontation entre les Ostrogoths et les Byzantins s'exacerba, entraînant une série de guerres qui dévastèrent Rome et les territoires environnants.

En 546 les Ostrogoths de Totila reprirent et saccagèrent la ville. Le général byzantin Bélisaire reprit Rome, mais encore une fois les Ostrogoths l'occupèrent en 549. Bélisaire fut remplacé par Narsès, qui arracha une fois pour toutes Rome des mains des Ostrogoths en 552. Comme résultat de la guerre permanente autour de Rome entre 530 et 550, la ville tomba en décadence, abandonnée et désolée.

L'empereur byzantin Justinien Ier (527-565) garantit des subsides à Rome pour entretenir les bâtiments publics, les aqueducs et les ponts. Ceux-ci dans le contexte d'une Italie appauvrie par les guerres récentes, n'étaient pas toujours suffisants. Justinien parraina également des savants, orateurs, médecins et législateurs publics dans l'espoir que très vite davantage de jeunes auraient recherché une meilleure éducation. Après les perres, le Sénat fut rétabli sur le papier, mais sous l'autorité d'un préfet et d'autres officiers nommés par les autorités byzantines à Ravenne

De toute façon, le pape était devenu l'une des principales figures religieuses de tout l'empire byzantin, et en réalité plus puissant à Rome que les sénateurs restants, ou que les officiers byzantins. En pratique, le pouvoir local à Rome était dans les mains du pape, et au cours des décennies suivantes, beaucoup des possessions de l’aristocratie sénatoriale et de l’administration byzantine furent absorbées par l’Église.

Le règne du neveu de Justinien, son successeur, Justin II (565 - 578) verra les invasions des Lombards conduits par Alboïn (568), qui s'emparèrent des régions de Lombardie, Piémont, Toscane, Spolète et Bénévent, réduisant le pouvoir impérial à de petits territoires essentiellement côtiers, comme ceux de Ravenne, Naples et Rome. La seule ville de l’intérieur restée sous le contrôle byzantin était Pérouse, chef-lieu de la dernière bande de terre qui reliait Rome à Ravenne. En 578 et en 580, le Sénat, dans l'un de ses derniers actes enregistrés, dut solliciter le soutien de Tibère II Constantin de Byzance (578-582), contre les menaces voisines, le duc Faroaldo de Spoleto et le duc Zotto de Benevento.

Maurice Ier (empereur byzantin) (582 - 602) donna un nouveau cours au conflit en s'alliant avec Childebert II d'Austrasie (579 - 595). Les armées du roi franc envahirent les territoires des lombards en 584, 585, 588 et 590. Entretemps Rome souffrit beaucoup d'une désastreuse inondation du Tibre en 589, suivie de la peste en 590. À noter la légende de l’apparition, alors que le pape Grégoire Ier (590 - 604) à peine élu passait en procession près du tombeau d'Hadrien, d'un ange planant sur les constructions et dégainant son épée flamboyante comme signe que la peste allait cesser. Au moins la ville fut sauvée de la conquête des Barbares.

Agilulf, le nouveau roi lombard (591 - 616) réussit à établir la paix avec Childebert, réorganisa ses territoires et reprit les hostilités contre Naples et Rome à partir de 592. Avec l'empereur préoccupé par les guerres sur les frontières orientales et l'incapacité des exarques successifs à protéger Rome des invasions, Grégoire prit une initiative personnelle pour commencer les négociations d'un traité de paix. Conclu à l'automne 598 ce dernier n'obtint qu'ensuite la reconnaissance de Maurice Ier, mais il dura jusqu'à la fin de son règne.

La position du patriarche de Rome se renforça sous le règne de l'usurpateur Phocas (602 - 610). Phocas reconnut sa primauté sur le patriarche de Constantinople et proclama le pape Boniface III (607) comme le « chef de toutes les Églises ».

Durant le VIIe siècle, un afflux d'officiers et de clercs byzantins venus d'autres régions de l’empire renforça l'influence de la langue grecque dans les hautes sphères de l’Église. Cette forte influence culturelle byzantine n'amena toutefois pas toujours l'harmonie entre Rome et Constantinople. Dans la controverse sur le monothéisme les papes étaient soumis à de fortes pressions (parfois contraints par la force) dès qu'ils ne s'alignaient pas sur les positions théologiques changeantes de Constantinople. En 653, le pape Martin Ier fut déporté à Constantinople et, après un jugement, exilé en Crimée où il est mort.

En 663, Rome reçut la visite de Constant II, première visite impériale depuis deux siècles. Mais le profond fossé culturel (l'empereur parlait grec) ainsi que le peu d'aide concrète apporté firent de ce voyage un fiasco. Pendant le demi-siècle qui suivit, à part quelques tensions, Rome et la Papauté préférèrent continuer à suivre le gouvernement byzantin, en partie parce que l'alternative était le gouvernement lombard, et en partie parce que l'approvisionnement des Romains venait pour l'essentiel de domaines de la Papauté situés dans d'autres régions de l’Empire, en particulier en Sicile.

En 727, le pape Grégoire II refusa d'accepter le décret de l’empereur Léon III qui établissait l'iconoclasme. Léon tenta, sans succès, d'imposer l'iconoclasme à Rome par la force des armes. Il confisqua les domaines du pape en Sicile et transféra les terres précédemment ecclésiastiques de l’empire au patriarche de Constantinople. En pratique, Rome était expulsée de l'Empire byzantin.

Cela laissa Rome complètement aux mains des forces locales pour sa protection contre les invasions des Lombards, désormais encouragées même par les Byzantins. De nouvelles protections étaient nécessaires, et finalement, en 753, le pape Étienne II poussa Pépin le Bref, roi des Francs à attaquer les Lombards avec la bénédiction de la Papauté.

Au IXe siècle, le pape Léon IV commanda la construction d'un mur tout autour d'une zone depuis la partie opposée au Tibre des sept collines de Rome, qui reçut le nom de cité léonine.
La Rome des papes et de la Renaissance
Plan médiéval de Rome, extrait des Très Riches Heures du duc de Berry, musée Condé, Ms.65, f.141, vers 1411-1416

Les historiens parlent d’une sorte d'échange entre les milieux pontificaux et les Francs, les premiers concédant aux seconds, à Pépin le Bref d’abord et à Charlemagne ensuite, le charisme impérial, qui devait les rattacher à l'Empire romain « d'Occident » pour la défense de la Chrétienté, et recevant en retour la reconnaissance d'une prétendue « donation de Constantin » en faveur du pouvoir temporel de l’Église sur la ville de Rome et les territoires avoisinants.

Le pouvoir croissant du pape l'amena inévitablement à affronter l'Empire byzantin, irrité du rôle politique toujours plus ouvertement et librement assumé par l’Église, le conflit culmina dans la controverse sur l’iconoclastie, refusée par le pape Grégoire II. L'empereur byzantin Léon III, finit par exclure Rome de l'Empire, si bien que Rome ne put alors compter que sur son alliance avec les Francs, grâce auxquels la ville ne tomba pas aux mains des nombreux ennemis qui l'entouraient.

C’est à cette époque que furent effectivement constitués les États pontificaux, dont Rome était la capitale, qui devint rapidement le centre mondial du Christianisme de rite latin. Le pouvoir du Pape ne lui permettait pas encore de gouverner ni de défendre l’État, mais il devait rapidement s'accroître et les expériences républicaines perdirent de l'importance, jusqu'à leur disparition complète. En outre, à l'époque de la Renaissance, Rome devint également un très important foyer culturel, qui disputait à Florence et à Venise les innovations artistiques les plus significatives.

Quand Pépin III défit les Lombards en 756, Rome devint la capitale des États pontificaux, une entité territoriale au moins nominalement gouvernée par la Papauté. En pratique, le gouvernement de la ville était disputé par de nombreuses factions de la noblesse romaine, le pape, le Saint-Empire romain germanique et, occasionnellement, des insurrections républicaines. Après la suppression de la République de 1434, la Papauté soumit le gouvernement de Rome à la bureaucratie ecclésiastique. À cette époque, Rome devint le centre mondial du Christianisme et joua un rôle politique qui en fit une des villes les plus importantes du vieux continent. Dans les arts, si Florence était le berceau de l’humanisme et de la Renaissance, Rome le fut aussi à partir du XVe siècle, et, par la suite au XVIIe, elle allait devenir le centre du baroque, dont l'architecture influença beaucoup ses quartiers.
Article détaillé : Sac de Rome (1527).

Durant le XVIe siècle, suivant Jean Delumeau, et en dépit du sac de 1527, "c'est proprement une ville nouvelle qui s'est élevée (...) : 54 églises, dont Saint-Pierre ; une soixantaine de palais, dont le Vatican ; 20 villas aristocratiques ; des logements pour 50 000 nouveaux habitants ; 2 quartiers nouveaux ; plus de 30 rues neuves ; 3 aqueducs (...); au moins 35 fontaines"1. De 55 000 habitants vivant dans "9 285 case" vivant à Rome en 1526, la population passe à environ 45 000 en 15552 – conséquence du sac de 1527 et de l'épidémie de peste qui s'ensuivit – mais croît ensuite pour atteindre 100 000 à la fin du siècle3.

En juillet 1555, le pape Paul IV révoque les droits concédés aux Juifs et ordonne la création du ghetto de Rome dans une partie du centre de la ville délimitée par le Portico di Ottavia. La population juive y sera regroupée et vivra dans des conditions très pénibles4.
Histoire contemporaine
Rome durant l'unification de l'Italie
Le Colisée sur une estampe du XIXe siècle.

À la fin du XVIIIe et au XIXe siècle, les mouvements révolutionnaires caractérisant cette époque n'ont pas exclu Rome. Le gouvernement des papes fut interrompu par la courte existence de la République romaine (1798) instituée par des envoyés du Directoire. L'organisation politique était inspirée du modèle de la Révolution française. La ville de Rome fut également le chef-lieu du département de Rome durant l'Empire français, de 1809 à 1814.

Une autre République romaine surgit en 1849, dans le courant des révolutions de 1848. Deux des plus influentes figures de l’unification italienne, Giuseppe Mazzini et Giuseppe Garibaldi, combattirent pour l'éphémère république Mazzini fut nommé triumvir avec Carlo Armellini et Aurelio Saffi.

Le pape s’opposa au processus d’unification de l’Italie qui allait conduire à la réunification de toute la péninsule sous le contrôle des Savoie. Le retour du pape Pie IX à Rome, avec l'aide des troupes françaises en 1850, exclut Rome du processus d’unification qui se traduisit par la deuxième guerre d'indépendance italienne et par l’expédition des Mille, à la suite de laquelle toute la péninsule italienne, excepté Rome et Venise, fut réunifiée sous le règne des Savoie.
Plan de Rome - 1777

En 1870 à la suite de la défaite française devant la Prusse, la France n'était plus en mesure de protéger les États pontificaux. L'armée italienne entra dans Rome (prise de Rome) par la Porte Pie le 20 septembre, après trois heures de canonnade. Rome et le Latium furent annexés au royaume d'Italie.

À l'origine, le gouvernement italien avait offert à Pie IX de conserver la Ville léonine, mais le pape refusa l'offre parce qu'y souscrire aurait signifié accepter la souveraineté de l’Italie sur son domaine. Pie IX se déclara prisonnier au Vatican, même si en réalité il n’était pas empêché d’entrer ni de sortir. La capitale du royaume fut officiellement transférée de Florence à Rome seulement en 1871.

La ville que les Savoie choisirent comme capitale de l'Italie en 1871 était bien loin de posséder les qualités d’une capitale européenne. Histoire, ruines et pittoresque à volonté - mais aucune trace de bourgeoisie libérale, une noblesse bigote et ignorante, une foule de prêtres et de sœurs qui vivaient des rentes des biens ecclésiastiques, un peuple ignorant et miséreux (celui-là même à qui Giuseppe Gioacchino Belli avait érigé le monument de ses Sonnets) – moins de 250 000 habitants, analphabètes à 70 %, malaria et des brigands aux abords à peine franchie la porte San Paolo, aucune industrie au sens moderne du terme.

En 1874, la municipalité de Rome porte un coup majeur à l'encontre du Carnaval de Rome qui était une grande fête populaire. Elle interdit son événement final et principal revenant chaque année : la course de chevaux libres via del Corso5. Cette interdiction contribuera à faire disparaître cette fête. Elle est aujourd'hui oubliée du grand public.

En trente ans, jusqu’en 1900, la population a doublé, ainsi que la ville bâtie et Rome entre dans la civilisation moderne et reprend sa croissance.
La ville contemporaine
Quartier de l'EUR.

La Rome d’aujourd’hui reflète les stratifications des époques de sa longue histoire, mais c'est aussi une grande métropole moderne. Le vaste centre historique contient de nombreux vestiges de la Rome antique, quelques vestiges de l'époque médiévale, de nombreux trésors artistiques de la Renaissance, nombre d’églises et de palais baroques, avec beaucoup d'exemples de l’Art nouveau, du néoclassicisme, du modernisme, du rationalisme et d’autres styles artistiques des XIXe et XXe siècle, la ville peut être considérée comme une sorte d’encyclopédie vivante de 3 000 ans d’art occidental.

Le centre historique s’identifie avec les limites des antiques ousmoutou impériales. Certaines zones ont été restructurées à la suite de la réunification (1880-1910 Rome Umbertina), et quelques adjonctions et adaptations furent réalisées pendant la période fasciste, avec la création de la Via dei Fori Imperiali et Via della Conciliazione face au Vatican (pour la construction de laquelle une grande partie du Borgo adjacent fut détruite ; et la fondation de nouveaux quartiers (parmi lesquels Eur (construit en vue de l’Exposition universelle de 1942), San Basilio, Garbatella, Cineville, Trullo, Quarticciolo, et, sur la côte, la restructuration d'Ostie) et l'annexion des villages limitrophes (Labaro, Osteria del Curato, Quarto Miglio, Capannelle, Pisana, Torrevecchia, Ottavia, Casalotti). Cela a entraîné une extension vers le sud-est, le long des voies Tiburtine, Prenestine, Casiline, Appia Nouvelle. La ville a dépassé le cours de l’Aniene d'un côté et s'est étendue vers la mer de l'autre, au nord-ouest elle a englobé Monte Mario. Ces extensions étaient nécessaires pour faire face à la grande croissance démographique due à la centralisation de l’État italien.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Rome a souffert de lourds bombardements (notamment à San Lorenzo) et de batailles (Porta San Paolo, La Storta) et fut déclarée « ville ouverte ». Cependant, Rome évita une destruction totale comme à Berlin ou Varsovie. La ville tomba aux mains des Alliés le 4 juin 1944. Ce fut la première capitale d’une puissance de l’Axe à tomber.

Après la guerre, Rome continua à s'étendre du fait de l'administration croissante et de l'industrie italienne, avec la création de nouveaux quartiers et faubourgs. La population actuelle est officiellement d'environ 2,8 millions d'habitants, mais les jours ouvrables, on estime qu'elle dépasse 3,5 millions. C'est une croissance notable comparée au passé, en effet le nombre d'habitants était de 138 000 en 1825, de 244 000 en 1871, de 692 000 en 1921 et de 1 600 000 en 1961. Tout autour de la ville, s’est créé un réseau de quartiers périphériques en continuelle expansion, ce qui a engendré une série de problèmes sociaux et économique.

Rome accueillit les Jeux olympiques d'été de 1960, utilisant de nombreux sites antiques comme la villa Borghèse et les thermes de Caracalla pour les accueillir. Pour ces Jeux olympiques de nouvelles structures ont été créées, comme le Stadio Olimpico, le grand stade olympique (qui fut par la suite encore rénové et agrandi pour accueillir les qualifications et la finale de la Coupe du Monde de football de 1990 de la FIFA), le village olympique (créé pour héberger les athlètes et transformé après les jeux en un quartier résidentiel).

Beaucoup de monuments de Rome ont été restructurés par l’État italien et par le Vatican à l'occasion du Jubilé de 2000.

Capitale de l’Italie, Rome accueille les principales institutions de la nation, comme la présidence de la République, le gouvernement et les ministères, le parlement, les principales cours judiciaires, et les délégations diplomatiques de toutes les nations auprès de l’État italien et du Vatican (curieusement, Rome accueille dans la partie italienne de son territoire, l’ambassade italienne auprès du Vatican, cas unique d’une ambassade installée à l’intérieur des frontières de son propre pays). De nombreuses institutions internationales ont leur siège à Rome, institutions culturelles, scientifiques ou humanitaires comme, par exemple la FAO.

Aux élections municipales du 19 juin 2016, pour la première fois de leur Histoire pluri-millénaires, les Romains élisent une femme à la tête de leur ville : Virginia Raggi (du Mouvement 5 étoiles)6.

Aujourd’hui, Rome est l’une des plus importantes destinations touristiques du monde, grâce à son immense patrimoine archéologique et à ses trésors artistiques, mais aussi pour ses traditions uniques et la beauté de ses vues et de ses villas. Parmi les curiosités les plus intéressantes, il y a de nombreux musées (musées Capitolins, musée du Vatican, Galerie Borghèse, et beaucoup d’autres), des églises, des constructions historiques, les monuments et les ruines du Forum romain et des Catacombes.

Parmi les centaines d’églises, Rome héberge les quatre principales basiliques de l’Église catholique :

Saint-Pierre du Vatican ;

Saint-Paul-hors-les-murs ;

Sainte-Marie Majeure ;

Saint-Jean de Latran, siège du diocèse de Rome et centre spirituel de l’Église catholique.

L’évêque de Rome est le Pape, assisté d’un vicaire (normalement un cardinal) pour ses activités pastorales. Rome est l'unique ville au monde qui contienne un État (le Vatican) dans ses limites communales.
Notes et références

↑ Jean Delumeau, Rome au XVIe siècle, Hachette littératures, 1975, p. 84
↑ Pierre Milza, Histoire de l'Italie, Fayard, 2005, p. 450
↑ Delumeau, Id., p. 71.
↑ Il faudra attendre 1798 et l'arrivée des troupes françaises pour que les Juifs bénéficient de l'égalité des droits et de la pleine citoyenneté romaine.
↑ L'Univers illustré écrit à ce propos, le samedi 14 février 1874, trois jours avant le mardi gras où cette course devait avoir lieu (Th. de Langeac Bulletin [archive], L'Univers illustré, page 102) :

La municipalité romaine vient de prendre une résolution qui causera un grand désappointement à la population de la Ville Éternelle.

Depuis un temps immémorial, le carnaval romain se terminait par des courses de barberi, c'est-à-dire de chevaux libres. Les barberi étaient le bœuf gras des Romains. Rien n'était plus original, plus pittoresque que le spectacle de cet escadron de chevaux, crinière au vent, secouant sur leurs flancs pelés des oripeaux, des verroteries, des quincailleries et descendant ventre-à-terre le Corso, au milieu des cris d'une foule en délire.

Les édiles du Capitole ont trouvé que ce divertissement était indigne de la civilisation moderne, et ils l'ont rayé de la liste des plaisirs carnavalesques.

Encore une tradition curieuse qui se perd.

↑ « Virginia Raggi, candidate du Mouvement 5 étoiles, élue première femme maire de Rome » [archive], sur lemonde.fr,‎ 19 juin 2016 (consulté le 20 juin 2016)

Voir aussi
Bibliographie

Louis Halphen, Études sur l'administration de Rome au Moyen Âge (751-1252), Bibliothèque de l'École des hautes études, fasc. 166, Librairie Honoré Champion éditeur, Paris, 1907 ( lire en ligne ) [archive]
Jacques Poucet, Les origines de Rome : tradition et histoire, Publications Fac St Louis, 1985, 360 p. (lire en ligne [archive])

Articles connexes

Rome antique
Chronologie de Rome
Liste des monuments de la Rome antique
Antiquité tardive
Sacs de Rome
Histoire de la république romaine
États pontificaux
Consuls républicains romains
Empereurs romains
Cuisine de la Rome antique

Lien externe

Site sur l’histoire, les monuments et les personnages historiques de la ville, avec photos, cartes, documents [archive]

[afficher]
v · m
Histoire de l'Italie

Portail de l’histoire Portail de l’histoire Portail de Rome Portail de Rome

Catégories :

Histoire de RomeVille antique de Rome

| [+]
Menu de navigation

Non connecté
Discussion
Contributions
Créer un compte
Se connecter

Article
Discussion

Lire
Modifier
Modifier le code
Historique

Rechercher

Accueil
Portails thématiques
Article au hasard
Contact

Contribuer

Débuter sur Wikipédia
Aide
Communauté
Modifications récentes
Faire un don

Outils

Pages liées
Suivi des pages liées
Importer un fichier
Pages spéciales
Adresse permanente
Information sur la page
Élément Wikidata
Citer cette page

Imprimer / exporter

Créer un livre
Télécharger comme PDF
Version imprimable

Dans d’autres projets

Wikimédia Commons

Dans d’autres langues

Català
English
Español
Italiano
Nederlands
Português
Русский
Svenska
中文

Modifier les liens

Dernière modification de cette page le 20 janvier 2017, à 19:18.
Droit d'auteur : les textes sont disponibles sous licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence.
Wikipedia® est une marque déposée de la Wikimedia Foundation, Inc., organisation de bienfaisance régie par le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis.

Politique de confidentialité
À propos de Wikipédia
Avertissements
Développeurs
Déclaration sur les témoins (cookies)
Version mobile

Wikimedia Foundation
Powered by MediaWiki


VOUS LISEZ LES ARTICLES
DE WIKIPÉDIA ?
PARTICIPEZ À LEUR ÉCRITURE !

Inscrivez-vous au WikiMOOC, un cours en ligne gratuit
et ouvert à tous (début le 6 mars).

Le site fun-mooc.fr est soumis à ses propres politique de confidentialité et conditions d'utilisation.
Cette page est en semi-protection longue.
Jules César
Wikipédia:Bons articles Vous lisez un « bon article ».
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jules César (homonymie), César et Iulius Caesar.
Sauf précision contraire, les dates de cette page sont sous-entendues « avant Jésus-Christ ».
Jules César
Buste en marbre de Jules César trouvé dans le Rhône.
Buste en marbre de Jules César trouvé dans le Rhône.
Titre Imperator Caius Julius Caesar Divus
Autre titre Consul (59 av. J.-C.; 48 av. J.-C.; 46-44 av. J.-C.)
Dictateur (48 – 44 av. J.-C.)
Successeur second triumvirat
Distinctions Pater patriae (45 av. J.-C.)
Pontifex maximus (63 av. J.-C.)
Autres fonctions Questeur (69 av. J.-C.)
Édile Curule (65 av. J.-C.)
Préteur (62 av. J.-C.)
Propréteur (61 av. J.-C.)
Proconsul (58 – 50 av. J.-C. en Gaule)
Biographie
Dynastie Julio-Claudiens
Naissance 12 (ou 13) juillet 100 (ou 102 av. J.-C.)
Rome (SPQRomani.svg République romaine)
Décès 15 mars 44 av. J.-C. (55 ou 57 ans)
Rome (SPQRomani.svg République romaine)
Père Caius Julius Caesar III
Mère Aurelia Cotta
Conjoint Cossutia (85 à 84 av. J.-C.)1,2
Cornelia Cinna (84 à 68 av. J.-C.)
Pompeia Sulla (68 à 63 av. J.-C.)
Calpurnia Pisonis (59 à 44 av. J.-C.)
Liaisons Servilia
Cléopâtre VII
Eunoé
Enfants Brutus ? (avec Servilia Caepionis)3
Julia (avec Cornelia Cinna)
Ptolémée XV ? (avec Cléopâtre VII)4
Auguste (par adoption)
modifier Consultez la documentation du modèle

Jules César (latin : Caius Iulius Caesar IV à sa naissance, Imperator Iulius Caesar Divus après sa mort) est un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 12 ou le 13 juillet 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C. (aux ides de mars)5, dans la même ville.

Son destin exceptionnel marqua le monde romain et l'histoire universelle : ambitieux et brillant, il s’appuya sur le courant réformateur et démagogue pour son ascension politique ; stratège et tacticien habile, il repoussa les frontières romaines jusqu’au Rhin et à l’océan Atlantique en conquérant la Gaule, puis utilisa ses légions pour s’emparer du pouvoir. Il se fit nommer dictateur à vie, et fut assassiné peu après par une conspiration de sénateurs. Il fut divinisé et son fils adoptif Octave, vainqueur de Marc Antoine, acheva la réforme de la République romaine, qui laissa place au principat et à l’Empire romain.

Sommaire

1 Biographie
1.1 Origine
1.2 La jeunesse de César
1.3 L’ascension de César
1.4 Triumvirat et Consulat
1.5 Proconsul en Gaule
1.6 Le bras de fer politique
1.7 La guerre civile
1.8 Le triomphe
1.9 Le pouvoir absolu
1.10 Le complot
1.11 La mort de César
1.12 Funérailles et testament
1.13 Après César
2 Jules César écrivain
3 L’héritage de César
3.1 Les réformes politiques
3.2 Les réalisations architecturales
3.3 La réorganisation de Rome
3.4 Les monnaies
3.5 Le calendrier
3.6 Le titre de Caesar
4 Étymologie du nom « César »
5 La famille de César
5.1 Ses parents
5.2 Ses sœurs
5.3 Ses épouses
5.4 Ses enfants
6 La vie amoureuse de César
6.1 Amours illustres
6.2 Réputation amoureuse
7 L’état de santé de César
8 Œuvres inspirées par la vie de César
8.1 Moyen Âge
8.2 De la Renaissance à l'âge moderne
8.3 Œuvres contemporaines
8.3.1 Littérature
8.3.2 Bande dessinée
8.3.3 Cinéma
8.3.4 Télévision
9 Citations
10 Portraits
11 Chronologie
11.1 Sa vie
11.2 Ses magistratures
12 Bibliographie
12.1 Auteurs de l’Antiquité
12.2 Auteurs modernes
13 Notes et références
14 Articles connexes

Biographie
Origine

César affirmait avoir pour ancêtre Iule (ou Ascagne), fils d’Énée et de Créuse, amené en Italie par son père après la chute de Troie. Ce fondateur d’Albe la Longue était considéré comme le créateur de la vieille famille des Iulii qui, selon l’empereur Claude, se joignit ensuite aux patriciens de Rome6. Par ce lignage, César revendiqua, lorsqu’il prononça l’éloge funèbre de sa tante Julia, une ascendance remontant à Vénus7 dont il célébrera les vertus génitrices (Vénus Genitrix).

En réalité les Iulii historiquement connus furent une famille patricienne d'importance mineure, qui exerça quelques consulats mais ne faisait pas partie, au Ier siècle av. J.-C., de la cinquantaine de familles de la nobilitas qui fournissaient la plupart des consuls. Les Julii connurent des revers de fortune, et Jules César grandit dans une insula assez modeste du bas quartier de Subure, de mauvaise réputation8.

Caius Julius César naît vers 100 av. J.-C., fils de Caius Julius Caesar III et d’Aurelia Cotta, également d’origine patricienne. Malgré les sources historiques, la date précise de cette naissance reste incertaine : le 12 juillet9 ou le 13 juillet10 100 av. J.-C.11,12,13,14 ou 102 av. J.-C.15,16.

Selon Tacite, en mêlant dévouement maternel et ferme discipline, sa mère Aurelia donne à Caius et ses deux sœurs Julia une éducation exemplaire17. Cicéron attribuera à cette éducation familiale et à des études assidues l’élégance du latin de César et la qualité de son éloquence18. Plutarque et Suétone souligneront aussi son art des relations en société tout au long de sa vie : amabilité et politesse envers ses hôtes, prodigalité sans retenue, savoir-vivre et bonne tenue dans les banquets (Caton, qui pourtant le déteste, lui accorde qu’il est le seul ambitieux qui ne s’enivre pas), conversation brillante et cultivée19. Ces qualités de séduction seront ses premiers atouts dans la vie publique romaine.

Son père, Caius Julius Caesar III, ne dépasse pas, dans sa carrière politique, le rang de préteur en 92 av. J.-C., et meurt subitement un matin en mettant ses chaussures20 ; César est alors âgé de quinze ans21. Son oncle, Sextus Julius Caesar III, obtient le consulat en 91 av. J.-C. mais meurt au siège d’Asculum lors de la Guerre sociale.
La jeunesse de César

La jeunesse de Jules César s’inscrit dans un contexte de violentes luttes politiques qui opposent les optimates aux populares. Les premiers maintiennent une ligne conservatrice et aristocratique qui place le sénat romain au cœur de la République. Les seconds veulent satisfaire les revendications sociales et accorder plus de place politique aux Italiens et aux provinciaux.

Jules César grandit ainsi au milieu de troubles sanglants (première guerre civile) : combats de rue à Rome en 88 av. J.-C. entre les partisans de Caius Marius, chef des populares, et ceux de Sylla, puis victoire des légions de Sylla sur les marianistes aux portes de Rome en 82 av. J.-C., suivie d’impitoyables chasses à l’homme contre les proscrits du camp adverse.

Ses relations familiales placent Jules César parmi les populares dans le jeu politique romain. Sa tante Julia fut l’épouse du consul Marius et lui-même épouse en 84 av. J.-C. Cornelia Cinna la fille de Cinna, successeur de Marius. Malgré ces alliances familiales, Jules César ne semble pas s’être joint aux marianistes les plus extrémistes lors de la guerre civile qu’ils menèrent contre Sylla. Il est possible que César ait suivi les modérés lorsqu’ils se rallient à Sylla22. En 84 av. J.-C. César est choisi (ou est candidat) au sacerdoce de flamen dialis (premier prêtre de Jupiter) à la suite du suicide de Lucius Cornelius Merula durant les proscriptions marianistes. Ce poste honorifique lui interdit toute activité guerrière, donc d'entreprendre le Cursus honorum.

Sylla exige que César divorce de Cornelia Cinna et rompe ainsi ses derniers liens avec les marianistes. César refuse, et doit se cacher, jusqu’à ce que de puissants protecteurs, dont son oncle Aurelius Cotta, fassent fléchir Sylla et cesser la traque. Sylla lui a entre-temps bloqué sa nomination comme Flamen Dialis et les interdits qui l'accompagnaient (ainsi que la dot de sa femme et une partie de son héritage). Prudent, César quitte Rome23. Il s’enrôle vers 80 av. J.-C. dans l’armée et rejoint avec le préteur Marcus Minucius Thermus le théâtre d’opérations militaires en Asie, où Lucullus assiège Mytilène, capitale de Lesbos qui s’était ralliée à Mithridate VI. César reçoit mission de demander au roi de Bithynie Nicomède IV le renfort de sa flotte. Suétone se fait l’écho d’une rumeur sur la réputation de César, rapportant qu’il aurait eu à deux reprises des relations sexuelles passives avec Nicomède, vice le plus méprisable aux yeux des Romains : il aurait servi d'échanson à la cour du roi et aurait partagé sa couche24. Cette suspicion, qui peut être une lourde et classique plaisanterie entre soldats, plutôt qu’une réalité indémontrable, suivra César, depuis les commentaires insultants de ses adversaires politiques jusqu’à son triomphe final, le brocardant du titre de « reine de Bithynie »25.

Lors de la prise de Mytilène, César accomplit un exploit que les historiens ne précisent pas, mais qui lui vaut en récompense une couronne civique, la plus glorieuse décoration militaire, habituellement décernée pour avoir sauvé au combat la vie d’un concitoyen. César sert encore en Cilicie sous les ordres de Servilius Isauricus, puis est démobilisé.

À la mort de Sylla en 79 av. J.-C., César demeure quelque temps en Asie. Selon Plutarque, lors de son trajet sur la mer Égée en 75 av. J.-C., il est enlevé par des pirates de Cilicie qui le font prisonnier durant 38 jours sur l'île de Farmakonisi et réclament une rançon de vingt talents d'or. César déclare en valoir cinquante, et promet de revenir exécuter les pirates après sa libération, ce qu'il fait effectivement : après avoir lancé quatre galères logeant 500 hommes armés, il les capture dans leur repaire et les fait crucifier26. Puis il perfectionne son éloquence auprès du célèbre rhéteur grec Molon de Rhodes27.

De retour à Rome, il débute sa vie publique par un coup d’audace : il attaque en justice le proconsul Cnaeus Cornelius Dolabella qui vient d’achever son mandat en Macédoine, et l’accuse de concussion. Malgré l’éloquence de César et les nombreux témoins à charge qu’il cite, la cible a trop de poids politique : Dolabella est acquitté, probablement par solidarité de classe avec ses juges tous issus du Sénat28. César tente une seconde et brillante attaque contre Caius Antonius Hybrida, qui faillit réussir. Antonius dut recourir à l'intervention des tribuns de la plèbe pour échapper à une condamnation29.
L’ascension de César
Marbre représentant César
César (marbre d'après l'antique), jardin des Tuileries.

César développe activement ses relations, dépensant beaucoup en réceptions, et entame le parcours politique classique (cursus honorum) : tribun militaire, questeur en 69 av. J.-C. en Espagne, puis édile en 65 av. J.-C., il capte la faveur du peuple en rétablissant le pouvoir des tribuns de la plèbe et en relevant les statues de Marius. Chargé de l’organisation des jeux, il emprunte massivement pour en donner de spectaculaires, alignant selon Plutarque le nombre record de 320 paires de gladiateurs30.

Parallèlement, César poursuit son activité judiciaire, pour des causes qui flattent le courant des populares. En 64 av. J.-C., il intente des procès contre d’anciens partisans de Sylla, fait condamner Lucius Liscius et Lucius Bellienus, payés pour avoir ramené la tête de proscrits. Mais il échoue contre Catilina, les jurés se refusant à condamner un membre de la vieille famille des Cornelii31. L’année suivante en 63 av. J.-C., avec l’aide du tribun de la plèbe Titus Labiénus, César tente un coup juridique extravagant en accusant de haute trahison le vieux sénateur syllanien Gaius Rabirius pour des faits anciens de trente-sept ans : le meurtre du tribun de la plèbe Saturninus. L’affaire est sans précédent depuis le légendaire procès d’Horace. Cicéron assure la défense de Rabirius (Pro Rabirio), mais les deux juges désignés par le préteur ne sont autres que César lui-même et son cousin Sextus. Rabirius est condamné, mais fait appel au peuple romain, son jugement devant les comices est reporté puis l’affaire est finalement abandonnée32.

César se fait élire en 63 av. J.-C. au titre de pontifex maximus grâce à une campagne financée par Crassus. Il dépense d’importantes sommes d’argent et contracte de nombreuses dettes, afin de remporter les suffrages des comices tributes, contre deux anciens consuls (Servilius Isauricus et Q. Catulus), plus âgés et expérimentés que lui33,34. Selon l’usage, César s’installe dans la demeure du pontife à la Regia, et exerce la fonction de grand Pontife jusqu’à sa mort.
Article détaillé : Conjuration de Catilina.

Désigné préteur urbain pour l’année suivante au moment de la conjuration de Catilina (63 av. J.-C.)35, il ne fait rien pour la prévenir et est soupçonné de connivence36. Salluste, qui est un partisan de César, attribue ces soupçons à des manœuvres calomnieuses de Q. Catulus et C. Pison, adversaires politiques de César. Appien considère pour sa part que Cicéron n’ose pas mettre en cause César en raison de sa popularité37. Lors du vote au Sénat sur le sort des complices de Catilina, César s’oppose à leur exécution immédiate qu'il considère illégale, et propose de répartir les conjurés à travers les prisons des municipes, mais son avis est mis en minorité après l'intervention de Caton38.

Envoyé comme propréteur en Bétique (Espagne) en 60 av. J.-C., il ne peut partir qu’après avoir donné des cautions à ses créanciers39. Son départ précipité de Rome est motivé par sa volonté d’échapper à une action judiciaire éventuellement engagée à la fin de sa charge. César mène son premier commandement par une offensive contre les peuples ibères encore insoumis. Après avoir pacifié la province, il revient à Rome afin d’y défiler en triomphe pour son succès militaire puis de briguer le consulat. Mais les préparatifs du triomphe lui imposent de stationner hors de Rome, tandis qu’il doit y être présent pour poser sa candidature dans les délais. Il demande une dérogation, que Caton fait traîner en palabres. César doit choisir, et renonce à son triomphe pour viser le consulat40.
Triumvirat et Consulat

L’homme le plus en vue à cette date est Pompée, après sa victoire en Orient contre le roi Mithridate VI Eupator. Cette campagne a permis à Rome de s’étendre en Bithynie, au Pont et en Syrie. Pompée revient couvert de gloire avec ses légions mais conformément à la règle, il les licencie après avoir reçu le triomphe, en 61 av. J.-C..

Au faîte de la gloire, Pompée demande des terres pour ses anciens soldats et la confirmation des avantages qu’il a promis pour les cités et princes d’Orient, mais le Sénat refuse. César exploite opportunément la déception de Pompée, le rapproche de Crassus, et forme avec eux le premier triumvirat41. Cet accord secret scelle une alliance entre les trois hommes, chacun s’abstenant de réaliser des actions nuisibles à l’un des trois42. César renforce peu après cette alliance en mariant sa fille Julia à Pompée.
Article détaillé : Premier triumvirat.

Grâce au financement de sa campagne électorale par Crassus, César est élu consul en 59 av. J.-C., en ralliant notamment à sa cause Lucius Lucceius un de ses éventuels compétiteurs42. Durant son mandat, il ne laisse à son collègue le conservateur Marcus Calpurnius Bibulus qu’une ombre d’autorité. Bibulus et Caton multiplient les actions d’obstruction contre César, mais ils sont chassés du forum lors de la promulgation d’une loi agraire. À la suite de cet incident, Bibulus se retire chez lui jusqu’à la fin de son mandat, laissant le pouvoir à César qui l’exerce seul43,44. L’historien romain Suétone rapporte quelques vers décrivant la situation politique :

« Ce que César a fait, qui d’entre nous l’ignore ? - Ce qu’a fait Bibulus, moi je le cherche encore. »

César peut désormais légiférer comme un tribun, selon l’expression de Plutarque, satisfaire les revendications des populares, rendre des gages à Pompée et gagner de nouveaux soutiens auprès des chevaliers et des provinciaux : passant outre les protestations des sénateurs Lucullus et Caton, il fait ratifier les initiatives de Pompée qui avait réorganisé les principautés du Moyen-Orient sans demander l’avis du Sénat ; il promulgue plusieurs lois agraires : distribution aux vétérans de Pompée de parcelles des terres publiques (l’ager publicus), faisant de Capoue une colonie romaine, achat de terres à des particuliers qui sont ensuite distribuées à 20 000 citoyens pauvres. La diminution d’un tiers du fermage dû par les publicains à l’État est une aubaine pour les chevaliers, affairistes et banquiers (lex de publicanis)45. Sa loi contre la concussion (lex Iulia de repetundis) permet enfin de sanctionner d’amendes les gouverneurs de province qui monnayent leurs interventions ou se livrent à des exactions financières46. Enfin, il place le Sénat sous le contrôle de l’opinion publique, en faisant publier les comptes rendus de séance (Actus senatus)44.

Cette activité politique va de pair avec une activité mondaine soutenue : Suétone47 prête à César entre autres maîtresses les épouses de Crassus et Pompée, et, ce qui paraît mieux attesté, Servilia la demi-sœur de Caton48. Plus officiellement, César épouse Calpurnia, fille de Calpurnius Pison, consul désigné pour l’année suivante, ce qui lui assure une future protection politique. César se fait un autre allié dans la personne de Clodius Pulcher, qui avait pourtant courtisé sa précédente épouse, en satisfaisant une requête qui lui tenait à cœur : troquer son rang de patricien pour celui de plébéien et postuler ainsi à l’élection de tribun de la plèbe.

César profite de sa popularité pour préparer l’étape suivante de sa carrière : normalement, le Sénat prolonge le mandat d’un consul par le proconsulat d’une province pour un an. César contourne cette règle avec l’aide du tribun de la plèbe Publius Vatinius : celui-ci fait voter par le peuple un plébiscite qui confie à César et pour cinq ans deux provinces, la Gaule cisalpine et l’Illyrie, avec le commandement de trois légions (lex Vatinia). Pour sauver une apparence d’autorité, le Sénat lui accorde en plus la Gaule transalpine et une quatrième légion49.

Suétone rapporte que César, se vantant devant le Sénat d’être enfin parvenu à ses objectifs, et promettant une victoire éclatante en Gaule, reçut un outrage d’un de ses nombreux adversaires qui s’écria « Cela ne sera pas facile à une femme ». César répliqua que cela n’avait pas empêché Sémiramis de régner sur l’Assyrie, et les Amazones de posséder jadis une grande partie de l’Asie49.
Proconsul en Gaule
Carte de Gaule montrant les différentes batailles de la guerre des Gaules.
Les campagnes militaires de Jules César en Gaule.
Les deux faces d'une pièce de monnaie.
Denier commémorant les conquêtes gauloises de Jules César.Date : c. 48 AC. Description revers : trophée gaulois composé d'un grand bouclier ovale, d'un casque, d'une cuirasse, d'un carnyx et d'une hache à sacrifice surmontée d'une tête d'animal. Description avers : tête de Vénus ou de (Clementia) la Clémence laurée et diadémée à droite avec boucle d'oreille et collier.

Dès la fin de son consulat, César gagne rapidement la Gaule, tandis que le préteur Lucius Domitius Ahenobarbus et le tribun de la plèbe Antistius le citent en justice pour répondre à l’accusation d’illégalités commises pendant son mandat. En fin juriste, César fit objecter par les autres tribuns qu’il ne pouvait être cité en application de la loi Memmia50, qui interdisait toute poursuite contre un citoyen absent de Rome pour le service de la République. Pour éviter toute autre mise en cause devant la justice, César s’appliquera durant son proconsulat à demeurer dans ses provinces. Il passe ainsi chaque hiver en Gaule cisalpine, où il reçoit partisans et solliciteurs et s’assure chaque année d’avoir parmi les élus à Rome des magistrats qui lui soient favorables51. La gestion de ses affaires à Rome même est confiée à son secrétaire Lucius Cornelius Balbus, un chevalier d’origine espagnole, avec qui il échange par précaution des courriers chiffrés52.

Dès le début de son proconsulat, César engage la conquête de la Gaule en profitant de la migration des Helvètes en mars 58 av. J.-C.. Cette expédition militaire est motivée par ses ambitions politiques, mais aussi par des intérêts économiques qui associent les Romains à certaines nations gauloises clientes de Rome (Éduens, Arvernes, etc.).
Article détaillé : Guerre des Gaules.

Tout en menant ses campagnes, César maintient ses relations avec la classe politique romaine : Quintus, frère de Cicéron, commande une légion en Belgique53 ; Publius et Marcus, les fils de Crassus, interviennent en Belgique puis en Aquitaine54 ; Lucius Munatius Plancus55 et Marc Antoine seront à Alésia56.

À Rome, les conservateurs réagissent à la guerre que mène César : son affrontement contre le germain Arioviste, qui a la qualité d’ami du peuple romain, accordée lors du consulat de César, scandalise Caton, qui proclame qu’il faut compenser cette trahison de la parole romaine en livrant César aux Germains57. Ultérieurement, César se justifiera longuement dans ses Commentaires en détaillant ses négociations préliminaires avec l’agressif Arioviste, lui faisant même dire que « s’il tuait [César], il ferait une chose agréable à beaucoup de chefs politiques de Rome, ainsi qu’il (Arioviste) l’avait appris par les messages de ceux dont cette mort lui vaudrait l’amitié »58.

En 56 av. J.-C., Lucius Domitius Ahenobarbus, candidat au consulat soutenu par Caton et par Cicéron, met à son programme la destitution et le remplacement de César. Toujours obligé de se cantonner en Gaule, César réunit à Lucques Crassus, Pompée et tous les sénateurs qui les soutiennent. Ils renouvellent tous trois leur accord et définissent un partage des provinces59. Ahenobarbus et Caton sont agressés en plein forum et empêchés de faire campagne. Pompée et Crassus profitent de l’appui de César pour remporter les élections et être élus pour un second consulat en 55 av. J.-C.60. Cicéron a des obligations envers Pompée, que celui-ci lui rappelle vertement par l’intermédiaire de son frère Quintus61. Cicéron s’incline et soutient la prorogation du gouvernement de César pour cinq nouvelles années62.

À l’issue de leur consulat en 54 av. J.-C., chacun reçoit le gouvernement d’une province : Crassus part en Asie chercher une gloire militaire qui égale celles de Pompée et de César, l’Espagne e


If you want the respect of others, you must respect yourself first
<a href="http://633cash.com/Games">Agen Bola</a>
<a href="http://633cash.com/Games">Agen Bola Resmi</a>
<a href="http://633cash.com/Pengaturan"">Bandar bola</a>
<a href="http://633cash.com/Daftar">Agen Bola Terpercaya</a>
<a href="http://633cash.com/Promo">Agen Bola Terbesar</a>
<a href="http://633cash.com/Deposit">Agen Bola online</a>
<a href="http://633cash.com/Withdraw">Judi bola</a>
<a href="http://633cash.com/Berita">Berita Bola</a>
<a href="http://633cash.com/Girl">Agen Sbobet</a>
<a href="http://633cash.com/Livescore">Agen Ibcbet</a>


salut la ptite bande d'enculé!!!


Toujours vivant ?


Love is very unbelieveable in the world.
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/peraturan.html">Agen Bandarq</a>
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/jadwal.html">Agen Domino99</a>
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/promo.html">Domino Online</a>
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/panduan.html">Agen Poker</a>
<a href="http://dokterpoker.org">Bandar Domino99</a>
<a href="http://dokterpoker.com/Register.aspx?lang=id">Bandar Poker</a>


Love is very unbelieveable in the world.
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/peraturan.html">Agen Bandarq</a>
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/jadwal.html">Agen Domino99</a>
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/promo.html">Domino Online</a>
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/panduan.html">Agen Poker</a>
<a href="http://dokterpoker.org">Bandar Domino99</a>
<a href="http://dokterpoker.com/Register.aspx?lang=id">Bandar Poker</a>


Folly dares is will be defeated because cleverness hesitation.
<a href="http://633cash.com/Games">Agen Bola</a>
<a href="http://633cash.com/Games">Agen Bola Resmi</a>
<a href="http://633cash.com/Pengaturan"">Bandar bola</a>
<a href="http://633cash.com/Daftar">Agen Bola Terpercaya</a>
<a href="http://633cash.com/Promo">Agen Bola Terbesar</a>
<a href="http://633cash.com/Deposit">Agen Bola online</a>
<a href="http://633cash.com/Withdraw">Judi bola</a>
<a href="http://633cash.com/Berita">Berita Bola</a>
<a href="http://633cash.com/Girl">Agen Sbobet</a>
<a href="http://633cash.com/Livescore">Agen Ibcbet</a>


http://dominoqiu.org/
http://dominoqiu.org/register.php
http://dominoqiu.org/referral.php
http://dominoqiu.org/jackpot.php
http://dominoqiu.org/contact.php
http://dominoqiu.org/mobile.php


[url=http://dominoqiu.org/]DominoQiu[/url]


Folly dares is will be defeated because cleverness hesitation.
<a href="http://633cash.com/Games">Agen Bola</a>
<a href="http://633cash.com/Games">Agen Bola Resmi</a>
<a href="http://633cash.com/Pengaturan"">Bandar bola</a>
<a href="http://633cash.com/Daftar">Agen Bola Terpercaya</a>
<a href="http://633cash.com/Promo">Agen Bola Terbesar</a>
<a href="http://633cash.com/Deposit">Agen Bola online</a>
<a href="http://633cash.com/Withdraw">Judi bola</a>
<a href="http://633cash.com/Berita">Berita Bola</a>
<a href="http://633cash.com/Girl">Agen Sbobet</a>
<a href="http://633cash.com/Livescore">Agen Ibcbet</a>


Folly dares will be defeated cleverness hesitation.
<a href="http://633cash.com/Games">Agen Bola</a>
<a href="http://633cash.com/Games">Agen Bola Resmi</a>
<a href="http://633cash.com/Pengaturan"">Bandar bola</a>
<a href="http://633cash.com/Daftar">Agen Bola Terpercaya</a>
<a href="http://633cash.com/Promo">Agen Bola Terbesar</a>
<a href="http://633cash.com/Deposit">Agen Bola online</a>
<a href="http://633cash.com/Withdraw">Judi bola</a>
<a href="http://633cash.com/Berita">Berita Bola</a>
<a href="http://633cash.com/Girl">Agen Sbobet</a>
<a href="http://633cash.com/Livescore">Agen Ibcbet</a>


Bonjour,

je vois dans les tableau recap : les diffusions radio et de la pub
pourrions nous avoir le détail?
sur quelle radio puis je les écouter?
et quelle publicité a été mise en place?


Love is when the other person's happiness is more important than your own.
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/peraturan.html">Agen Bandarq</a>
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/jadwal.html">Agen Domino99</a>
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/promo.html">Domino Online</a>
<a href="http://dokterpoker.org/app/img/panduan.html">Agen Poker</a>
<a href="http://dokterpoker.org">Bandar Domino99</a>
<a href="http://dokterpoker.com/Register.aspx?lang=id">Bandar Poker</a>


http://kitaqq.com
http://kitaqq.website
http://kitaqq.net
http://kitaqq.me
http://kitaqq.info
http://caramainpoker.ml
http://ceritajudi.tk
http://agenqq.ml
http://agendominoqiu.ml
http://sejarahqq.ml


Franchement vous êtes des nazes. Il ne faut pas sortir d'une école de commerce pour se rendre compte que pour faire connaitre un produit, il faut communiquer et faire de la pub, j'ai bien dit COMMUNIQUER. Ce que vous ne faites pas. Comment voulez-vous faire connaitre le groupe sans faire de la pub. L'objectif de MMC n'est pas de faire connaitre le groupe mais clairement de voler de la tune aux gens. Jamais vu autant d'incompétences. Je veux clairement être rembourser de ma contribution. De toute façon je peux toujours rêver car vous ne prenez même pas la peine de répondre aux gens qui vous fournissent votre salaire car oui c nous qui vous payons. Et je ne parle même pas du groupe qui ne fait même pas l'effort de venir nous parler et qui ne nous consulte jamais. Merci pour cette arnaque.


Folly dares will be defeated cleverness hesitation.
<a href="http://633cash.com/Games">Agen Bola</a>
<a href="http://633cash.com/Games">Agen Bola Resmi</a>
<a href="http://633cash.com/Pengaturan"">Bandar bola</a>
<a href="http://633cash.com/Daftar">Agen Bola Terpercaya</a>
<a href="http://633cash.com/Promo">Agen Bola Terbesar</a>
<a href="http://633cash.com/Deposit">Agen Bola online</a>
<a href="http://633cash.com/Withdraw">Judi bola</a>
<a href="http://633cash.com/Berita">Berita Bola</a>
<a href="http://633cash.com/Girl">Agen Sbobet</a>
<a href="http://633cash.com/Livescore">Agen Ibcbet</a>


<a href="http://www.poin4d.com/">togel singapore</a><br /><a href="http://www.poin4d.com/">togel singapore</a><br /><a href="http://www.poin4d.com/">togel singapore</a><br />


<a href="http://www.poin4d.com/">poin4d</a><br /><a href="http://www.poin4d.com/">poin4d</a><br /><a href="http://www.poin4d.com/">poin4d</a><br /><a href="http://www.poin4d.com/">poin4d</a><br />


Pour récapituler en 6 ans ont a contribué aux rêves de pubères attardés à hauteur de erratum 100000€ ceci étant on a choisi donc d'investir donc il s'agit d'assumer notre suicide monétaire collectif mais certainement pas d'accepter l:'inaction indifférente et méprisante du groupe et la prise de hauteur depuis les bas "fonds" de mmc et consorts : confère la charmante et serviable Nathalie ...
Pour y revenir en presque 6 ans un groupe tombé dans un coma plus profond que le trou de la sécu, et aussi indifférent que le rocher de Cancale, sans parler du misérable Album en carton pâte qu'on ose nous envoyer avec grande générosité...sic et resic
Bravo Golf c'est un parcours à 1650 trous !!! comprenne qui voudra !


Golf

100 000,00 €
sur 100 000,00 €

Projet financé le
15 juin 2010

Voir la progression 

Top contributeurs

Pour participer, choisissez vos contreparties

Contreparties

Parts ouvrant droit à retour financier

10,00 €

Retour financier - MMC Label

Votre contribution vous donne droit à un retour financier, en pourcentage des futurs revenus générés par l'exploitation commerciale de l'album, au pro-rata du montant de votre contribution.
Vous recevrez également d'autres cadeaux en fonction du montant de votre participation !

10000 contributeur(s), 0 disponible(s), maximum 1000 par personne.