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  • Tout se passait trop bien pour que ça dure. Nous sommes au regret de devoir vous annoncer que la sortie du livre a été repoussée. Pas de beaucoup, mais suffisamment pour nous chagriner.

    Le problème, quand on est auteur, c’est qu’on ne contrôle que la phase créatrice. Certes, on a encore son mot à dire lors de l’étape de fabrication, mais les voies de la distribution et du marketing restent impénétrables. « Une sortie à Noël ? Vous n’y pensez pas, le marché sera sursaturé de livres-cadeaux. En janvier ? Pour parler d’autre chose que de BD alors, sinon vous serez dans l’ombre du festival d’Angoulême. »

    Nous avons bataillé ferme, mais nous ne pouvons pas plier la logistique à notre guise. Le livre sortira donc en FEVRIER 2015, et non en décembre 2014.
    Dans l’absolu, ce n’est rien, à peine deux mois de retard. C’est même une malédiction récurrente chez la majorité des projets issus du financement participatif. Et si l’on prend le côté positif de la chose, cela va nous permettre de faire relire nos manuscrits par plus de « professionnels de la profession », parce qu’il n’y a pas que des fautes de frappe à y traquer, nous ne sommes jamais à l’abri d’une incertitude.

    Il n’empêche que ce retard nous peine, car nous ne pourrons livrer, comme promis, le livre au pied de vos sapins. Mais c’est pour son bien ! L’un des objectifs premiers de Histoire(s) du manga moderne est de populariser la pop-culture japonaise : il lui faut donc la meilleure exposition pour toucher le grand public lors de sa mise en rayon, et force est de constater que le mois de février sera le plus propice. A nous, donc, de planifier au mieux la communication pour le lancement. Ça tombe bien, on vient d’avoir un supplément de temps.

     

    Matthieu & Laurent

     

    PS : Nous sommes évidemment à votre disposition par mail pour toute question ou réclamation.



  • Il n’y avait pas vraiment de suspense : l’update de la semaine va être dédiée aux pages de droite. En les rédigeant, on a réalisé à quel point les carrières des dessinateurs se suivent et ne se ressemblent pas.

     

    Naïvement, nous pensions que les biographies seraient la partie la plus facile de notre travail, avec toute la documentation que nous avons accumulée au cours de nos carrières respectives. Mais nous avons eu pas mal de fil à retordre, pour plusieurs raisons que nous allons tenter de catégoriser.

     

    Parmi les pionniers du manga moderne, certains sont injustement méconnus en France, et plus généralement dans l’Occident, comme Shigeru Sugiura, Eiichi Fukui ou Machiko Hasegawa. Pas d’autre choix dans ce cas-là, il faut passer par les amis traducteurs pour déchiffrer les informations, et faire appel aux copains expatriés pour nous expédier des volumes pour l’iconographie.

     

    Vient ensuite la variété de production des dessinateurs. Certains perpétuent une série pendant des décennies, d’autres produisent plusieurs titres de front sur une période courte. Il faut alors axer la biographie différemment, pour soit montrer comment l’auteur s’est ancré au fil des années dans la culture populaire ou, au contraire, préciser à quel point sa bibliographie est symptomatique d’une époque spécifique.

     

    Nous n’avons pas pour vocation d’être un guide d’achat, mais c’est un véritable crève-cœur pour nous de devoir résumer en quelques mots les intrigues des titres cités. C’est indispensable, car leur intérêt est bien plus souvent dans leur sous-texte, mais il faut également laisser de la place aux informations sur la vie des auteurs. Ne serait-ce que sur leur enfance, bien souvent déterminante sur les choix futurs des artistes.

     

    Trêve de longs discours, nous vous offrons à nouveau deux échantillons pour vous faire une idée. Avec les biographies de Shigeru Mizuki et de Masamune Shirow, vous pourrez désormais avoir également une idée des doubles pages, avec leurs vis-à-vis 1959 et 1989.


  •  C’est l’heure de parler rédaction ! Rangez vos feuilles grands carreaux, on ne va pas vous demander de nous raconter vos vacances, mais nous allons vous expliquer comment nous préparons nos textes. Aujourd’hui, les pages de gauche !

     

    Le véritable pari, en avançant année par année, est de décrire les tendances qui s’étale sur cinq ou dix ans. Nous sommes partis sur une poularde aux champignons… Pardon, ça c’est pour Top Chef. Donc, nous sommes partis sur la méthode de l’entonnoir, un grand classique du journalisme. Avec la poularde aux champignons.

    Dans de jolis documents partagés poétiquement intitulés Doc-50, Doc-60, Doc-70 (et vous devinez la suite), nous stockons toutes les informations dénichées concernant la décennie en question, en les datant le plus précisément possible. Plusieurs choix s’offrent alors à nous pour mettre en évidence ces fameuses tendances.

    * Possibilité 1 : utiliser un jalon répété année après année (PNB, Nikkei, tirage d’un magazine). Très utile quand on passe d’une page à la suivante, mais ne pas en abuser au risque de créer la lassitude.

    * Possibilité 2 : faire un zoom sur l’une d’entre elles, en renvoyant éventuellement sur les années voisines. L’avantage est de mieux comprendre les tenants et aboutissants, l’inconvénient est la tentation de vouloir déborder sur le créneau temporel.

    * Possibilité 3 : cuisiner une poularde aux champignons.

     

    L’autre challenge est le dosage des informations à fournir. Environ 50% pour l’industrie du manga, et 50% pour l’actualité politique, sociale et économique, les événements dans les autres arts et les faits divers. Selon l’époque, certains nécessitent plus de place que d’autres, mais dans l’ensemble, on réussit à respecter le moit’-moit’. A la louche.

     

    On vous donne deux exemples pour que vous vous fassiez une idée, avec un peu de couleurs pour voir la répartition des infos. En jaune, l’actualité politique, sociale et économique ; en rose les événements dans les autres arts et en bleu les faits divers, le vert étant pour l’actu manga.

     

    Et tant qu’on y est, on a choisi de vous donner deux années séparées pile-poil de 30 ans : l’évolution du Japon et du manga n’en est que plus frappante.

     

    N’hésitez pas à nous donner vos retours, avis et impressions dans les commentaires ! Et si vous y tenez, vous pouvez aussi nous raconter vos vacances, dans tous les cas nous vous lirons avec attention. Mais là, on doit filer, vous ne devinerez jamais ce qu’on a sur le feu…


    Matthieu & Laurent


  • Puisque nous sommes plongés jusqu'aux tifs dans la rédaction, c'est le moment idéal pour vous parler de notre documentation, matière première essentielle car l'Histoire du manga, ça ne s'invente pas !


     Tous nos confrères et certains mangavores connaissent ces deux « classiques » : Manga, 60 ans de bande-dessinée japonaise, de Paul Gravett, et Manga ! Manga ! The World of Japanese Comics par Frederik L.Schodt. Ces deux chercheurs anglophones ont publié les premiers livres bien renseignés et bien ordonnés sur la culture manga, réussissant à synthétiser la majeure partie des courants artistiques des années 50 à 90 ainsi que les évolutions du secteur de l'édition.

  • Ces bouquins permettent d'obtenir une première vision d'ensemble. Un socle. À partir de là, on peut aller se frotter à des sujets plus spécifiques, qui sont sans doute plus intéressants pour nous parce que leur histoire reste incomplète et fait débat. Exemple ? Le développement du boy's love dans les années 80-90, avant le big-bang des années 2000.

    Enfin, nous n'avons pas du tout négligé d'obtenir des données précises sur – entre autres exemples - le développement économique ou la démographie du Japon. Le Ministère des Affaires Étrangères édite d'ailleurs des ouvrages statistiques forts pratiques pour peu qu'on aime les chiffres (donc Laurent pleure à chaque fois qu'il en ouvre un ^^).


    En fait, ce sont peut-être des ouvrages n'ayant a priori rien à voir avec le manga qui s'avèrent les plus utiles... Yakuza, la mafia japonaise (Alec Dubro et David Kaplan / éditions Picquier) offre une plongée incroyablement documentée et dépourvue de fantasmes dans ce milieu du crime organisé si spécifique au Japon. Toute son histoire depuis l'ère Edo y est consignée. Effet inattendu : s'y frotter permet de relire le manga Ushijima, l'usurier de l'ombre sous un nouvel éclairage, en ayant tout compris des liens unissant usuriers, criminels, sociétés immobilières et compagnies d'assurances ; ou encore de mieux comprendre les origines culturelles des idées nationalistes qui sous-tendent les mangas des scénaristes Kazuo Koike et Buronson (Crying Freeman, Heat, Strain...).

  • MATTHIEU :

    S’il ne fallait retenir que deux titres en français parmi toute la documentation que j’épluche actuellement, ce serait sans aucun doute ceux-ci.


    Le Japon depuis 1945, Jean-Marie Bouissou, éd. Armand Colin

    Je vous préviens tout de suite, c’est aussi aride que le désert texan en surface, mais aussi riche en profondeur. La rigueur du plan qui s’intéresse tour à tour aux questions politiques, économiques, sociales et culturelles, décennie après décennie, soutient une densité d’informations impressionnante. On saisit rapidement les tendances étalées sur plusieurs années, avec suffisamment de jalons précisément datés pour nos pages de gauche.


    Histoire du manga (Karyn Poupée, éd. Tallandier)

    La majeure partie de l’ouvrage de la journaliste de l’AFP (75%) se consacre à la période que nous allons couvrir dans notre livre. Karyn Poupée n’hésite pas à se jouer de la linéarité temporelle pour mieux révéler l’impact qu’ont eu les premiers auteurs, mais respecte cependant des périodes charnière. Coulisses de l’édition, portraits d’auteurs, parallèle avec l’actualité du moment : Histoire du manga est le parfait complément à notre projet. Bien sûr, il n’y a pas d’image, mais son élégante écriture vous guidera sans peine à travers de nombreuses anecdotes que nous n’avons, hélas, la place de relater.

  • LAURENT :

    Parmi les ouvrages que je consulte frénétiquement depuis des années, il y a...


    Japonaises, la révolution douce (Anne Garrigue / éditions Picquier)

    Journaliste ayant habité au Japon, l'auteure y décrit les Japonaises d'aujourd'hui et comment elles se sont réinventées loin des rôles que les hommes leur attribuait autrefois, à partir d'études mais avant tout d'une quantité monstrueuse de témoignages. Sentiment amoureux, vie de couple, indépendance financière, vie de famille, évolution professionnelle, activités associatives, créative et militantes, regards sur l'homme... Tous les aspects de cette « révolution douce » sont racontés par des Japonaises et analysés par l'auteure.

    Cette enquête fait directement écho aux mangas abordant la vie des femmes sous un angle social et / ou psychologique, tels que In The Clothes Named Fat de Moyoco Anno, les mangas de Q-Ta Minami sur la vie de couple, ceux de Mari Okazaki sur les office ladies ou de Kyoko Okazaki sur la famille japonaise (en décomposition), ou encore tout simplement Nana de Ai Yazawa.

    Bref, un décodeur fort utile pour mieux saisir la réalité derrière ces œuvres de fiction !
  • Manga (Amano Masanao / éditions Taschen)

    Notoirement connu pour ses erreurs de traduction, de maquette voire de noms d'auteurs, l'imposant pavé a peut-être été injustement méprisé à sa sortie. C'est sûr, il comporte des fails navrants. Mais à sa publication et aujourd'hui encore, c'est l'un des très rares ouvrages grand format et superbement illustré, à présenter autant de mangakas méconnus voire inédits en France. A côté des Naoki Urasawa, Takehiko Inoue et tant d'autres, on trouve quantité d'infos et de planches sur Keiko Takemiya (pionnière du boy's love), Hiroshi Motomiya (auteur du cultissime Salaryman Kintarô), Kotobuki Shiriagari (dessinateur de presse particulièrement connu) et je pourrais vous en citer toute la nuit.

    Aujourd'hui, ce livre vaut encore largement le coup d’œil, ne serait-ce que pour ses reproductions de planches en pleine page, une pratique autrefois courante mais qui est quasiment perdue aujourd'hui dans le petit monde du livre sur le manga.



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  • Pour finir en beauté nos updates du vendredi, petit instant culture en J-Music.
    En raison d'une plainte lancée par les vignerons champennois (si, si), le groupe japonais "Champagne" a dû changer de nom, et s'appelle désormais "Alexandros". C'est en mars que le groupe a donné ses ultimes concerts sous son appellation d'origine, pour le plus grand bonheur de ses fans majoritairement féminines, au Budokan.

    Cette dernière photo est donc doublement collector : le groupe a changé de nom depuis, et elle coïncide avec nos félicitations pour tout ce que vous  nous avez apporté. CHAMPAGNE, donc !

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  • Dernière vidéo avec les messages de support reçus pendant Japan Expo. N'hésitez pas à headbanger après l'avoir vue, et encore moins à la partager !

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Jul 13, 2014

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